Humour…cet élève est-il un mutant?

OBSERVONS UN PEU CETTE PHOTO…

Alors là, même mickey n’en revient pas!

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Le professeur jette l’éponge! Son bureau ne lui appartient plus!

Le bic n’a plus assez de couleurs!

La chaise (comme le banc) ne sert plus à rien. Elle est remplacée par une gymnic ball et l’armoire des savoirs est fermée (avec un cadenas, s’il vous plaît!)

La tablette remplace le cartable et cela semble être un scénario assez plaisant finalement. Est-ce cela, l’école du dos?

Alors, pour ou contre un environnement plus adapté à ces élèves 3.0?

Remarque : Photo publiée avec l’accord de l’élève.

ADDIE : UN MODÈLE MOOC COMPATIBLE?

D’après le modèle ADDIE (1980, Florida State University) tout projet de réalisation de formation nécessite de passer au travers de cinq grandes étapes. Analyse, conception, développement, mise en œuvre et évaluation. En 2011, Beatrice Ghirardini pour les besoins de l’Union Européenne, a développé un guide méthodologique pour le développement de cours e-learning où elle s’est prêté avec beaucoup de succès à réaliser le transfert de ce modèle à la formation à distance.Addie1

Avec l’équipe d’ULB Podcast nous avons relevé le défi de mettre ce modèle au diapason des MOOC en reformulant leurs projets en cours sur base de ce modèle. Pour nous aider à la tache nous avons adapté le guide proposé par B. Ghirardini en un jeu de cartes (disponible ici) à placer sur la ligne du temps de nos projets en cours à l’image d’un diagramme de GANTT. Diagramme que nous réalisons régulièrement mais cette fois-ci en nous limitant aux cinq tâches représentant les étapes d’ADDIE. Si le modèle parle d’étapes séparées, il nous est rapidement apparu que dans des équipes telles que la nôtre, où la communication prime avant tout, il est nécessaire d’avoir des moments de réflexion en parallèle, voir même en spirale, ou l’information est pensée, repensée, construite, déconstruite, reconstruite et évaluée par les équipes de travail. Concevoir un MOOC nécessite à chaque instant de penser aux compétences de chacun. Les experts matières, les conseillers pédagogiques et les technologues, à l’image du modèle TPACK (Mishra et Khoeler, 2007) s’imbriquent afin de trouver dans leur intersection le meilleur des scénarios.TPACK-new

Lors de l’activité, quelques rares fiches sont restées sur le côté, un grand nombre se sont vues utilisées par l’ensemble des groupes et d’autres ont permis de mettre en avant l’importance du travail des conseillers technopédagogiques que nous sommes. Tout en construisant de nouvelles fiches absentes du modèle initial, tel que l’analyse de l’expertise issue d’autres MOOC, nous constatons que les grandes lignes (les 5 étapes) peuvent se réutiliser pour chaque projet, mais que les contenus fournis par les experts matières, mixés avec nos connaissances technopédagogiques, nous emmènent dans des méthodes et des outils différents résultants de nos analyses des besoins , des pré-compétences du public visé et de notre expérience, et ce pour chaque nouveau projet. Rien ne ressemble et ne diffère plus d’un MOOC qu’un autre MOOC même basés sur le même modèle ADDIE. Et lorsque que l’on se projette dans le modèle BECOMERIOR (2005, Leclercq) et que l’on ajoute à ce travail la régulation il devient évident qu’un même MOOC diffère d’une version à l’autre et ne cesse de s’améliorer lui aussi.

Le plan FUN après 9 mois de MOOC à la française

Lorsque j’écoute cette capsule (mise en ligne le 10 septembre) sur le bilan et prospectives du plan FUN et des MOOC à la française (table ronde sur les JEL à Lyon), je trouve que le point de vue de Thierry Koscielniak, Directeur TICE à l’université Paris Descartes rappelle le bon vieux paradigme que Vigotsky, au cœur de sa théorie historico-culturelle de l’apprentissage, introduit sous le nom de zone proximale de développement. Sous des aspects théoriques qui présentent toujours les processus d’apprentissage comme une construction intégrant des interactions sociales non plus limitées à un seul sujet avec son environnement mais à une communauté de sujets, massifiés avec plusieurs environnements et outils (Mooc et Hangouts), je ne peux que partager son point de vue.

Education aux TIC : L’histoire de l’internet

Si l’éducation par les TIC occupe une place importante dans les écoles d’aujourd’hui, l’éducation aux TIC est parfois laissée en second plan. Lorsque celle-ci est mise en avant, ce sont des sujets comme Facebook et ses dangers qui sont le plus souvent exploités. Selon moi, cet éducation aux TIC nécessite une compréhension fine de la technique et de son histoire avant d’aborder de tels sujets. Professeurs d’histoire, l’histoire de l’Internet sera bientôt dans vos manuels, prenez-en conscience aujourd’hui !  Pour leurs cours de cette année, j’invite les enseignants de toute part à travailler leur regard critique au travers de cette vidéo tout en notant l’ensemble des notions techniques qui permettront la compréhension de celle-ci. Cet exercice, agréable qui plus est, vous fera j’espère prendre conscience qu’il est important de parler des TIC en ou sans les utiliser et qu’éduquer aux et par les TIC sont deux concepts dissociables mais complémentaires.

Pour l’exploitation en classe, j’ai découpé cette vidéo en séquences permettant débats et recherches documentaires…. ils adorent, ils apprennent et commencent à comprendre, reste à leur faire construire leur propre opinion !

Une contre-histoire de l’Internet est un film documentaire français réalisé par Sylvain Bergère et diffusé à la télévision française pour la première fois le 14 mai 2013 sur la chaîne Arte.

Le rapport aux savoirs

bigbangJe pense que l’intégration des TIC dans nos modules de formation aide les apprenants à comprendre la relative fragilité des savoirs.
En effet, un savoir est une représentation négociée d’un concept. Dans une vision connectiviste, son appropriation est efficace à un moment donné et, on l’espère, pertinent dans d’autres circonstances. En tant que formateur, notre rôle ne devient-il pas plus un accompagnement permettant à chaque apprenant d’organiser son espace personnel de « stockage-apprentissage » de ses découvertes ou expériences liées aux savoirs, comprenant des outils de curation numériques intégrant un perpétuel sentiment de doute au sujet de chacune d’elle ?
Pour mieux cibler notre fonction de pédagotice, je trouve la grille de réflexion de Claude Frenette très claire. J’aime donc et, voici son lien : http://prezi.com/wf0rlcjjjadw/grille-de-reflexion-v13/